Solutions à vos problèmes de couple : votre couple et les beaux-enfants
Une question m'est souvent posée: « J'aime beaucoup les enfants de mon / ma partenaire et je leur consacre tout le temps nécessaire. Mais je ne peux cacher un certain sentiment de jalousie quand ils sont là: il / elle me donne l'impression de nous oublier, notre enfant et moi, de ne plus s'occuper que d'eux. Ceci engendre des tensions douloureuses pour nous deux. »
Comme on vous comprend ! Les beaux-enfants sont souvent, bien malgré eux, un problème.
Il semble que vous pourriez réfléchir ensemble au problème et agir sur quatre points:
1. Mieux communiquer avec votre conjoint: dites-lui votre peine, comment vous percevez la situation, précisez vos impressions au cours de longues et affectueuses conversations à ce sujet, - peut-être même, en lui tenant la main (ça peut vous aider à garder votre calme...)
Ainsi vous pourrez chacun exprimer vos attentes sur ce point et vous mettre d'accord sur un compromis par le biais de certaines concessions mutuelles.
Vous lui expliquerez votre souhait de voir changer légèrement son attitude envers vous en présence de ses enfants.
(1)
La joie de les revoir l'empêche peut-être de se rendre compte de l'impression qu'il / elle vous donne. Vous n'êtes pas vraiment 'oublié(e)'; seulement voilà, pendant une semaine ou deux, vous êtes tout pour lui/elle ; vous avez pris l'habitude, bien normale, d'être sa priorité.
Puis soudain, arrivent "les autres"; son bonheur de les revoir après cette séparation (toujours trop longue et douloureuse) vous donne
l'impression qu'il n'y a plus qu'eux qui comptent. Ce sentiment se comprend, - mais est en général infondé.
En outre, au delà de l'épreuve de séparation, votre partenaire peut en certains cas, éprouver de la 'culpabilité' de ne plus vivre avec eux, de ne pas les voir grandir. En se mettant à sa place, 'dans ses chaussures', vous comprendrez cette peine.
OUI, votre impression de passer au second plan est normale; et c'est peut-être le cas, au début, dans
la plupart des familles qui vivent ces séparations; mais elle ne s'appuie que de manière très relative sur la réalité.
Je crois plutôt qu'elle résulte d'une projection de vos sentiments personnels dans l'esprit de votre aimé(e). Autrement dit, les gens ne pensent pas toujours ce que nous croyons qu'ils pensent... et il est dangereux de penser à leur place, d'interpréter, de croire qu'ils ont dans la tête des idées auxquelles ils n'avaient même pas songé.
2. D'un autre côté, est-il vraiment nécessaire de vous "mettre en 4" pour eux ? Probablement pas. Ne conviendrait-il pas mieux de participer à la vie de famille, en leur montrant une amicale attention, en étant détendu(e) et naturel(le) – mais sans "en faire trop" ? En effet, si après vous ne sentez
guère de "retour" de leur côté et de la part de votre partenaire, vous en souffrirez... alors qu'on ne vous en demandait pas tant.
Il vous est également possible de participer davantage aux activités entre votre partenaire et
ses enfants; vous vous sentirez alors moins à l'écart.
3. Restez auprès d'eux, montrez-vous tendre avec votre aimé(e) devant eux; qu'ils voient combien
vous l'aimez, combien vous êtes tous deux souriants et heureux, comme votre relation est solide. Voilà qui vous aidera
à mieux supporter l'attention que votre partenaire accorde à ses enfants.
On quitte son "ex-", – mais il est normal de rester tendrement attaché(e) à ses enfants.
L'attention qu'on continue à leur porter est évidemment assez marquée: elle ne peut s'exercer que durant quelques jours par mois !
Tout parent sensible souffre d'être ainsi séparé de ses enfants; chacun se "rattrape" donc au mieux
quand ils sont là.
Mais son amour pour vous n'est en rien remis en cause pour autant.
C'est là le point principal à garder à l'esprit: vous en convaincre augmentera votre confiance en vous et en son amour. Vous vous aimez, voilà l'essentiel.
Cherchez l'origine précise de votre souffrance; vous en conclurez que votre impression vient du fait que vous le /la voudriez "tout(e) à vous". Normal ! Mais le sentiment qu'on garde pour ses enfants est très fort lui aussi...
En lui parlant comme je vous l'ai suggéré, en lui expliquant combien vous aimeriez qu'il / elle se montre, devant eux, tendre avec vous aussi, vous arriverez alors à sentir plus indulgence devant l'attention que leur porte votre aimé(e): vous penserez "Ses enfants ne l'ont que 2 week-ends par mois. Et moi, je l'ai tout le reste du temps !..."
4. Même si cela vous semble ardu, efforcez-vous de mieux communiquer avec les enfants de votre partenaire. Chaleur et persévérance seront nécessaires; bien entendu, vous ne remplacerez pas leur autre parent dans leur affection; cependant avec patience, indulgence et compréhension, vous pourrez construire ensemble une relation affectueuse, basée sur un respect mutuel.
Vous mettre 'à sa place', vous aidera aussi à mieux comprendre ce que vit votre aimé(e): être séparé(e) de ses enfants ou de certains d'entre eux est également une souffrance, - quotidienne ! Y avez-vous songé ?
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Quand les enfants habitent chez vous, les conversations quotidiennes avec votre partenaire sont encore plus nécessaires: ne laissez jamais 'pourrir' un conflit ou une situation qui vous blesse: parlez-en, d'abord seuls à deux, puis éventuellement en leur présence. En particulier pour ce qui vous paraît une injustice ou un manque de bonne volonté / de respect.
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